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Cinéma

Critique : « Le Voyage d’Arlo », un bon dinosaure

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Après avoir sorti Vice-Versa cet été, les studios Pixar reviennent avec un nouveau film en cette fin d’année. Et on peut se rassurer, le temps des Monstres Academy et Rebelles sont loin ! Avec Le Voyage d »Arlo (ou The Good Dinosaur en version originale), Pixar nous montre une nouvelle fois que le film d’animation est loin d’être réservé seulement pour les enfants. Avant de vous faire ma critique, je vous laisse faire connaissance d’Arlo :

Le pitch

Et si l’astéroïde qui a fait disparaître les dinosaures de notre planète avait raté sa cible ? C’est avec ce postulat que débute le film. Nous faisons alors la connaissance d’un couple de diplodocus qui entretient sa ferme. Un jour, trois œufs éclosent et donnent naissance à trois bébés dinosaures. Arlo est le plus petit de sa fratrie, le plus peureux, le moins fort. Alors que son frère et sa sœur aident pleinement leurs parents à s’occuper de la ferme, Arlo essaye tant bien que mal d’aider comme il le peut. En vain. Il est le seul à ne pas avoir marqué de son empreinte le silo de maïs de la famille, par manque de tâches accomplies. Mais un jour, il va découvrir une créature qui mange les provisions de la famille. Son père va donc lui confier la mission de le tuer. Une nouvelle fois, Arlo échoue et le dévoreur de maïs arrive à s’enfuir. Alors Arlo et son père partent à sa poursuite, en suivant une rivière. Soudain, une violente tempête arrive. Un glissement de terrain se produit et l’eau monte sensiblement. Arlo, grâce à l’aide de son père, arrive à s’en sortir. Son père meurt… Arlo se retrouve désormais seul et va tout faire pour retrouver sa maison.

Un voyage semé d’embûches

Le voyage d’Arlo n’est pas de tout repos. Loin de là. Il va faire la rencontre de nombreuses créatures, pas toujours dociles. La première personne qu’il rencontre est un humain, oui, un humain. Un enfant plus précisément. on pourrait crier à l’anachronisme mais je vous rappelle qu’aucun astéroïde n’a atteint la Terre. Cet enfant, qui s’appelle Spot, va suivre Arlo tout le long se son aventure. Spot est en fait le mystérieux dévoreur de maïs. Les deux compagnons vont ensemble rencontrer des tyrannosaures et autres créatures de l’ancien temps. Peu à peu, Arlo va prendre de la confiance et va s’épanouir. Cependant, il n’oublie jamais son objectif de rentrer chez lui. Au fur et à mesure, une forte amitié va naître entre les deux individus et cela va nous offrir des scènes riches en émotion. J’y reviendrai par la suite.

Un film original ?

Le défi est de taille que de faire un nouveau film très peu de temps après le chef d’œuvre Vice-Versa. Mais Pixar a su répondre présent et nous livre un film proche de la perfection. Tout comme Vice-Versa, Le Voyage d’Arlo est rempli de bonnes idées qui font leur effet. Dans le film, Spot, l’humain, ne parle pas mais communique avec des cris, des grognements. Ce sont les dinosaures qui ont la parole. On inverse donc les rôles. En plus d’être drôlement intelligent, cela emmène la réflexion sur le traitement des autres et notamment des animaux. De plus, deux scènes du films sont particulièrement émouvantes. Alors qu’ils sont prêt à dormir, les deux personnages parlent de leur famille, sans un bruit, seulement en jouant avec des bâtons. Avec la musique, on se surprendrait presque à verser une petite larme tellement la scène est criante de vérité. Ensuite, ce film est bien plus destiné aux enfants que l’était Vice-Versa. Même si des scènes pouvant être traumatisantes pour les plus jeunes sont présentes, les enfants ne pourront qu’aimer le film. Les personnages sont attachants et on aimerait bien être avec eux.

Cependant, je n’ai pas trouvé le scénario toujours original. En effet, le film m’a fait penser à de nombreuses reprises au Monde de Némo. De part la quête d’Arlo et celles du père de Némo qui sont pour moi identiques mais aussi de part la psychologie d’Arlo et Némo qui sont aussi les mêmes.

Néanmoins, j’ai adore ce film. Il fait partie des meilleurs films du studio à ce jour. Cela est aussi dû à la qualité graphique irréprochable. Je n’ai jamais vu de l’eau aussi bien faite dans un film d’animation. De plus, à certains moments, lors des paysages aériens, on se demande presque si c’est bien de la 3D tellement les rendus sont proches de la réalité.

Je pense que vous l’avez compris, si vous n’êtes pas encore aller voir ce film, allez-y ! Et vite ! Maintenant, on attend pour l’année prochaine Le Monde de Dory dont la bande-annonce est sortie dernièrement.

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