Rad Rodgers est encore un jeu né d’une levé de fonds sur Kickstarter, il prévoyait d’avoir tout d’un grand jeu pour les nostalgiques des jeux des années 90 ou pour les nouveaux venus dans le retrogaming (antinomique pour un jeu sur ps4 non ?).

Ce test est réalisé avec un code envoyé par l’éditeur. 

Du vrai (et trop ?) old school !

Ce jeu nous est proposé par Slipgate Studios, eux qui nous avaient tenté de proposer Duke Nukem : Reloaded qu’on attend toujours. Cette fois-ci, c’est THQ Nordic qui a édité « Rad Rodgers ».

Je fais parti de la catégorie qui a fait ses armes Jazz Jackrabbit, Keen Commander et Aladdin au moment ou Kurt Cobain nous quittait et où on découvrait Oasis, Blur et le premier album de Rage against the machine (quelle époque quand même!!). Alors évidemment, j’étais impatient de le tester ! Mais est-ce que j’avais vraiment raison (musique mystère de votre choix)?

Le jeu met en scène un jeune vidéaste du nom de Rad Rodgers (ah bon?). Après que sa mère l’a forcé à arrêter sa console maintes fois pour aller se coucher, il s’y retrouve enfermé avec son compagnon Dusty, une « console sentinelle » qui va l’aider tout au long du jeu. A ce moment, on peu choisir pour une partie pour enfants ou pour adultes (non, pas ce « adulte » là vicieux va). Il revient alors à Rad et son poto d’essayer de réparer la corruption qui s’est propagé dans le World One Jungle et de sauver le « Elder Tree »  en tant que gardien de la terre, rien que ça.

Ce qui change par rapport à ses pairs, c’est l’écriture et la narration quelque peu poussive surtout quand on a l’habitude de zapper tous ces moments là en général et qu’on ne pense qu’à avancer et à pas trop mourir. Les interactions avec le robot et les « méchants » sont assez amusantes surtout pour si on a choisi la partie adulte car on se fait gentiment insulter par tout le monde. L’ambiance est assez sympa et ponctuée de référence à d’autres jeux video. Dans la version anglaise, les puristes pourront retrouver la voix de Duke Nukem qui double Dusty.

Bon et le gameplay de Rad Rodgers sinon ?

On commence avec un flingue et Dusty sur le dos qui peut, lui, balancer des coups de fouets. Le comptage des balles pour le pistolet n’est pas affiché ou alors c’est juste moi…

Chaque niveau possède un style et une bande son qui y est adaptée. Pourquoi pas. Ce qui m’a marqué, c’est aussi le fait que les niveaux soient franchement inégaux en terme de difficulté et de temps passé pour le finir. La difficulté est moindre qu’un « vrai » jeu des années 90 mais eux étaient beaucoup plus dur avant en fait. Si tu me crois pas, relance toi Aladdin et passe les 10  premiers niveaux sans mourir et on en reparle.

Pour chaque niveau, le but est de trouvé 4 quarts de rond et de trouver la sortie. Simple. On y trouve également des clés bleues qui permettent d’ouvrir un passage vers les « Pixelverse » où l’on prendra le contrôle de Dusty et il faudra naviguer dans ce qui se rapproche le plus d’un labyrinthe aquatique. On pourra alors réparer des animations trop pixelisées, réparer ou buter des objets, mettre en place des plate formes pour permettre à Rad d’avancer. Cela nous permettra d’avancer sur notre niveau. Il y’a également un peu plus de 150 gemmes à collecter et autres chapeaux en tout genre.

Au niveau graphismes, je pense que pour un jeu comme ça en 2018 et sur PS4, Xbox One et PC, on peut s’attendre à quand même un peu mieux. C’est n’est pas qu’il soit moche, il est plutôt réussi mais zut, on est en 2018 bordel ! Renouvelez vous un peu les gars !

Pour la bande son, elle est tout le temps très bien adaptée au niveau dans lequel on est et les voix ne sont pas en reste et permettent même de ne pas s’endormir.

Conclusion

Rad Rodgers et un jeu de plate-forme 2,5D correct qui rassemble vraiment tous les ingrédients de ses vieux copains des années 90. L’histoire est sympa mais pas très originale malheureusement. L’écriture est un peu attendue mais amusante quand même et les puristes seront content d’avoir tous les clins d’oeil et même des easter eggs de temps en temps qui nous rappellent qu’on a quand même grandi mais que, de ce fait, on attend un peu plus d’un jeu de plate-forme en 2018 !