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Science

La différence entre l’hantavirus et le COVID-19 peut facilement être expliquée par la science

Nicolas Gaillard

Date de publication :

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La différence entre l’hantavirus et le COVID-19 peut facilement être expliquée par la science




Avec la dernière épidémie d’hantavirus survenue à bord du navire de croisière MV Hondius en 2026, de nombreuses personnes sont naturellement inquiètes après avoir vécu la récente pandémie de COVID-19. Cependant, l’hantavirus est complètement différent du COVID-19 en termes de causes, de transmission, de prévention et de perspectives générales. Surtout, il est peu probable que l’hantavirus atteigne le niveau d’un statut pandémique en raison de ses caractéristiques de transmission.

L’hantavirus est le plus souvent transmis à l’homme par exposition à l’urine et aux excréments de rongeurs infectés, ainsi que par morsures de rongeurs. Malgré la récente couverture médiatique, l’hantavirus n’est pas un nouveau virus. Une première souche a été découverte chez des rongeurs près de la rivière Hantan en Corée du Sud et décrite à la fin des années 1970, et elle a ensuite été nommée « virus Hantaan ». Plus tard, en 1993, une épidémie d’hantavirus dans la région de Four Corners aux États-Unis a entraîné de graves complications respiratoires identifiées sous le nom de syndrome cardiopulmonaire à hantavirus (SPH). Pourtant, les scientifiques pensent désormais que le SPH a probablement touché les humains des décennies plus tôt, sur la base d’analyses plus approfondies d’échantillons de poumons congelés. Aujourd’hui, des souches d’hantavirus existent partout dans le monde et des épidémies occasionnelles se sont produites.

Aujourd’hui, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) affirment qu’entre 20 et 40 cas sont identifiés chaque année aux États-Unis. Pourtant, la transmission interhumaine reste rare, à l’exception de la souche du virus des Andes. Bien qu’elle ne soit pas transportée par les rongeurs aux États-Unis, cette souche particulière est à l’origine de la récente épidémie sur les navires de croisière.

Le COVID-19 (SARS-CoV-2), en revanche, appartient à un groupe de coronavirus, qui n’est qu’une des classes dont proviennent les virus du rhume. Cette nouvelle souche a été identifiée pour la première fois en Chine en novembre 2019 et se transmettait facilement entre humains par des gouttelettes respiratoires. Même s’il n’est plus au stade pandémique, le virus est toujours largement présent dans le monde entier.

Les symptômes, le développement et le diagnostic de chaque virus

Les infections à hantavirus et au COVID-19 peuvent présenter des symptômes similaires. Les plus courants sont la fatigue, la fièvre, les courbatures, la toux et l’essoufflement. Les deux peuvent provoquer d’autres symptômes similaires à ceux de votre corps en cas de grippe. Pourtant, le CDC note également que l’hantavirus a une période d’incubation beaucoup plus longue que celle du COVID-19. Bien qu’il soit possible de développer des symptômes d’une infection au COVID-19 entre 2 et 14 jours après l’exposition, l’hantavirus peut mettre entre 7 et 60 jours à se développer. (Cependant, la souche Andes peut provoquer le développement du SPH en aussi peu que 4 à 42 jours.)

Un clinicien peut effectuer des tests appropriés pour diagnostiquer toute infection virale suspectée qu’une personne pourrait avoir, notamment en fonction des antécédents d’exposition. À l’exception du virus des Andes, les facteurs de risque d’hantavirus se limitent principalement à l’exposition aux rongeurs. Un médecin pourrait vouloir tester l’hantavirus dans de tels cas, en particulier chez ceux qui font de la randonnée, campent ou travaillent dans la lutte antiparasitaire et dans d’autres environnements présentant un risque accru d’exposition. Outre les symptômes de reconnaissance et les facteurs de risque individuels, le diagnostic du SPH peut inclure des analyses de sang et d’anticorps. En comparaison, le COVID-19 est généralement diagnostiqué via des tests moléculaires de réaction en chaîne par polymérase via des écouvillons nasaux en cas de symptômes suspectés et d’exposition.

Comment les perspectives entre l’hantavirus et le COVID-19 diffèrent

Le COVID-19 est toujours répandu à l’échelle mondiale et des cas de décès associés sont signalés chaque jour. Bien que n’importe qui puisse développer des complications potentiellement mortelles à cause de ce virus, les personnes âgées et celles souffrant de problèmes de santé sous-jacents sont les plus à risque. Réduire l’exposition au virus est un moyen de prévenir la maladie, mais le taux élevé de transmission entre humains peut rendre cette approche difficile. Depuis l’émergence de ce coronavirus, il existe désormais une variété d’antiviraux qui peuvent réduire efficacement le risque de maladie grave. De plus, même s’il n’existe aucun vaccin contre l’hantavirus, les gens peuvent toujours se faire vacciner contre le COVID-19.

L’absence de vaccin n’est pas le seul facteur à prendre en compte dans les perspectives globales concernant l’hantavirus. Comme pour le COVID-19, il n’existe aucun remède contre l’hantavirus et le SPH qui en résulte. Pourtant, ce virus particulier est plus difficile à traiter que le COVID-19, et il est globalement considéré comme beaucoup plus mortel en raison de la progression rapide du SPH dans les poumons et le cœur. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le SPH entraîne un taux de mortalité pouvant atteindre 50 %. La seule façon connue de prévenir l’infection à hantavirus et de telles complications est de réduire l’exposition aux rongeurs susceptibles d’être porteurs de ces maladies. Alors que les scientifiques s’efforcent de contenir la propagation de l’épidémie mortelle d’hantavirus lors du récent incident sur un bateau de croisière, en veillant à ce qu’elle ne se propage pas à terre, il reste certes encore beaucoup à apprendre sur ces virus et leurs impacts sur la santé humaine.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.