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Voyage

L’un des parcs nationaux les moins visités d’Amérique du Nord est un joyau isolé pour l’aventure en plein air

Nicolas Gaillard

Date de publication :

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L'un des parcs nationaux les moins visités d'Amérique du Nord est un joyau isolé pour l'aventure en plein air




Le beau Canada compte 37 parcs nationaux différents ainsi que 11 réserves de parc national. Même si les parcs les plus fréquentés attirent plus d’un million de visiteurs chaque année, quelques parcs canadiens restent loin des radars de la plupart des voyageurs. L’un d’eux est le pays des merveilles arctique du parc national Aulavik, où seulement quelques dizaines d’humains errent chaque année. Le pays des merveilles de l’Arctique est situé dans les Territoires du Nord-Ouest, une magnifique région canadienne dotée de nombreux parcs nationaux étonnants.

Aulavik englobe 4 600 milles carrés de basses terres de l’ouest de l’Arctique sur l’île Banks, l’île la plus occidentale de l’archipel arctique canadien. Le parc abrite la rivière Thomsen, l’une des rivières navigables les plus septentrionales d’Amérique du Nord – un ruban brillant de 100 milles serpentant à travers les beiges et les verts doux du terrain polaire. Outre la vallée fluviale fertile, les paysages du parc vont des déserts polaires et des collines aux badlands et aux côtes maritimes. Ces décors sont divers mais présentent une similitude notable : l’absence d’arbres. Les plantes les plus hautes que vous trouverez ici ne mesurent pas plus de quelques pieds de haut.

Pourtant, d’autres types de végétation ainsi que la faune prospèrent partout à Aulavik, notamment plus de 10 000 bœufs musqués. Ces énormes mammifères aux sabots hirsutes, qui peuvent peser plus de 600 livres, sont les êtres vivants les plus visibles du parc. Aulavik abrite également 150 espèces différentes de plantes à fleurs, 57 espèces d’oiseaux, six espèces de poissons d’eau douce et des mammifères tels que le caribou de Peary, les grizzlis, les ours polaires, les renards arctiques, les lièvres et les loups. Une autre créature insaisissable apparaît brièvement pendant les mois d’été : l’être humain. Cet animal se trouve généralement en train de glisser sur la rivière Thomsen en canoë ou en kayak, regardant émerveillé son environnement.

Découvrez les merveilles isolées du parc national Aulavik

Le nom du parc, Aulavik, signifie « endroit où les gens voyagent » dans la langue du peuple Inuvialuit, qui chasse le bœuf musqué ici depuis des centaines d’années. Vous aussi pouvez devenir un voyageur d’Aulavik, mais préparez-vous à vivre l’aventure de votre vie.

Contrairement au parc national Ivvavik, un parc canadien offrant d’incroyables expériences de randonnée dans l’Arctique, le parc national Aulavik est mieux adapté aux expéditions de canotage de deux à trois semaines, où vous pagayez le jour et campez sur terre près de la rivière la nuit. Les excursions fluviales commencent à différents endroits du parc – les lacs d’amont, la limite sud du parc ou Green Cabin – et se terminent à la rivière Muskox ou à la baie Castel. Depuis la rivière, des randonnées d’une journée sont possibles pour explorer la toundra et visiter des sites archéologiques, notamment des caches de viande vieilles de 1 000 ans, d’anciens cercles de tentes et des sites d’abattage de bœufs musqués. Malgré l’environnement impitoyable, la rivière Thomsen de classe 1 est étonnamment calme, sans rapides ni obstacles majeurs nécessitant un portage. Ces excursions constituent un excellent moyen d’apercevoir des caribous, des oies des neiges, des harfangs des neiges et des bœufs musqués, ces derniers étant souvent aperçus en train de paître près de la rivière.

Ce type de voyage nécessite non seulement des compétences en canotage, mais également une expérience du camping dans l’arrière-pays, des connaissances en premiers soins en milieu sauvage et la capacité d’être extrêmement autonome. En cas d’urgence, l’aide peut prendre un à deux jours ou plus selon l’emplacement, la météo et d’autres facteurs. Pour ces raisons, les visiteurs préféreront peut-être faire appel à un pourvoyeur professionnel plutôt que de faire cavalier seul. Une pourvoirie s’occupe de la logistique de l’expédition et peut également fournir du matériel de navigation, de camping et de sécurité. Selon le forfait, ils peuvent également fournir des repas et des services de guidage pendant toute la durée du voyage.

Planifier votre voyage au parc national Aulavik

Située à 370 milles au nord du cercle polaire arctique, cette région bénéficie d’une lumière du jour 24 heures sur 24 sous le soleil de minuit pendant les mois d’été. Ainsi, l’été (en particulier fin juin à fin juillet si vous faites une excursion fluviale) est la meilleure période pour visiter pour profiter des conditions de lumière, de météo et d’eau plus hospitalières. Même dans ce cas, attendez-vous à des vents violents et à des températures allant du point de congélation aux années 60 au centre du parc. Les zones côtières du parc ont tendance à être plus fraîches.

Se rendre au parc est presque aussi difficile que les expéditions elles-mêmes. La ville d’Inuvik (3 450 habitants) dans les Territoires du Nord-Ouest est reliée au sud du Canada par des vols commerciaux et des routes. Depuis Inuvik, il est possible d’affréter un vol vers le parc pendant la courte fenêtre d’accès estivale. Une autre option consiste à voler via Aklak Air vers la seule ville de Banks Island, Sachs Harbour. Avec une population d’environ 120 habitants, Sachs Harbour offre quelques ressources précieuses : une maison d’hôtes, une petite épicerie, un centre de santé doté d’une infirmière, des artistes locaux vendant des sculptures en corne de bœuf musqué et des guides de chasse et de pêche qui connaissent bien la région. Il existe également un centre d’accueil en ville qui peut aider les gens à préparer leur voyage et à se rendre au parc.

Si vous êtes un fan des parcs nationaux canadiens et que vous souhaitez en visiter le plus grand nombre possible en une seule vacances, vous devriez également envisager ce road trip d’un océan à l’autre qui s’arrête dans les principaux parcs nationaux du Canada.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.