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Voyage

Comment les voyages et les aventures en plein air peuvent aider à améliorer la « pourriture cérébrale » due au temps d’écran perpétuel

Nicolas Gaillard

Date de publication :

le

Comment les voyages et les aventures en plein air peuvent aider à améliorer la « pourriture cérébrale » due au temps d'écran perpétuel




Pourriture cérébrale : terme utilisé sur Internet pour désigner les effets cognitifs du fait de passer des heures à naviguer sans réfléchir sur les réseaux sociaux. Le mot est devenu si répandu qu’il a été nommé mot de l’année 2024 par Oxford, ce qui a servi de signal d’alarme aux citoyens d’Internet pour qu’ils réévaluent sérieusement leurs habitudes en matière de médias sociaux. Selon l’American Psychological Association, 37 % des adolescents américains passent plus de cinq heures par jour sur les réseaux sociaux, ce qui a un effet négatif sur la santé mentale des personnes de tous âges. Connue comme l’hormone du « bien-être », la dopamine est un neurotransmetteur dans notre cerveau qui nous récompense chaque fois que nous faisons quelque chose d’agréable, qu’il s’agisse de manger, de faire quelque chose de créatif ou d’apprendre quelque chose de nouveau. C’est là que le voyage entre en jeu comme remède ultime contre la pourriture du cerveau.

Pour garder votre cerveau en bonne santé, vous avez besoin d’un équilibre sain de dopamine, ni trop ni trop peu. Cependant, parcourir distraitement des contenus courts sur les réseaux sociaux a tendance à surcharger nos récepteurs de dopamine, entraînant une perte de sommeil, des émotions accrues et même une dépendance. Au lieu de stimuler votre esprit avec la gratification instantanée des médias sociaux, voyager et sortir en général inspirent une approche plus équilibrée pour augmenter vos niveaux de dopamine. Au lieu de récompenser votre cerveau à chaque fois que vous glissez votre doigt, votre esprit a désormais la possibilité de ralentir et de profiter d’un magnifique village en Suisse ou des vues panoramiques sur les montagnes du Colorado.

Les effets positifs du voyage sur le cerveau

BuzzFeed, Contiki et Myndplay ont organisé une étude dans laquelle ils ont observé les ondes cérébrales de cinq voyageurs. Ils ont découvert que grâce à des expériences de voyage authentiques, les participants recevaient chaque jour environ 10 bouffées de dopamine naturelle, ainsi que 18 « moments zen », ou moments où le voyageur se sentait calme et présent dans son environnement. Les voyageurs connaissaient des niveaux de dopamine équilibrés, ce qui les a amenés à quitter leurs aventures de voyage rafraîchis, concentrés et inspirés de manière créative.

Même si les voyages font des choses incroyables pour le cerveau, ne vous sentez pas obligé de voyager à l’autre bout du monde pour libérer votre esprit des chaînes de votre téléphone. Le simple fait de sortir quelques heures par semaine peut aider à favoriser des niveaux de dopamine équilibrés et à maintenir votre cerveau en bonne santé à long terme. Selon une étude IRM publiée dans le World Journal of Biological Psychiatry, les personnes qui passent au moins 120 minutes par semaine dehors à profiter de la nature ont plus de matière grise dans leur cortex préfrontal. En termes non scientifiques, cela signifie qu’ils ont plus de facilité à traiter les informations et à réguler leurs émotions. Ainsi, même si vous n’avez pas encore d’argent à dépenser pour acheter des billets d’avion pour XYZ, sortir – que vous soyez assis dans un parc ou parcouriez le plus long sentier continu d’Amérique – peut être un excellent moyen de lutter quotidiennement contre la pourriture cérébrale.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.