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Voyage

Le parc national de Zion fait face à une nouvelle interdiction qui pourrait laisser moins d’options aux campeurs

Nicolas Gaillard

Date de publication :

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Le parc national de Zion fait face à une nouvelle interdiction qui pourrait laisser moins d’options aux campeurs




Le parc national de Zion, l’une des destinations les plus populaires d’Amérique, attire environ 5 millions de visiteurs par an, avec un flux estival important de plus de 500 000 visiteurs pendant la haute saison, en juin et juillet. Cela représente en moyenne environ 15 000 visiteurs par jour. Avec seulement trois terrains de camping et moins de 300 emplacements disponibles, le nombre de visiteurs dépasse largement celui du camping disponible. En tant que tel, de nombreux voyageurs se tournaient auparavant vers le camping dispersé (camping gratuit situé sur un terrain public en dehors des terrains de camping aménagés) pour une option de nuit flexible et gratuite, sans réservation nécessaire. Cependant, pour tenter de résoudre le problème, le Bureau of Land Management (BLM) met en œuvre une nouvelle interdiction qui concentrera l’utilisation et modifiera l’accès aux visites, laissant de nombreux campeurs avec moins d’options.

Le 23 mars 2026, BLM a annoncé sa décision de mettre en œuvre le projet de gestion du terrain de camping SR9, qui affectera les terres publiques du comté de Washington, dans l’Utah, le long du corridor de la State Route 9 qui mène au parc national de Zion. Le projet espère répondre à la demande des visiteurs en créant deux terrains de camping nouvellement aménagés, un nombre limité de campings dispersés désignés, de nouveaux points de départ de sentiers et une zone d’organisation d’événements. Dans le même temps, il interdira le camping dispersé traditionnellement gratuit sur près de 1 400 acres de terres publiques – le camping qui a longtemps été disponible sans réservation ni frais sur ces terres gérées par le gouvernement – ​​et limitera le camping à des zones désignées afin de restaurer les terres affectées négativement par le camping dispersé.

Si ce plan est réalisé, les campeurs seront limités à environ 30 sites dispersés désignés (moins que les 56 actuellement disponibles), plus les deux nouveaux terrains de camping construits dans le cadre de ce projet : Flagstone Quarry avec 150 emplacements et Gooseberry Mesa avec 80 emplacements pleins d’espoir. Les terres publiques concernées qui seront fermées comprennent la zone de loisirs Hurricane Cliffs, le sentier récréatif national Gooseberry Mesa, Canaan Mountain Wilderness et la Smithsonian Butte National Back Country Byway.

La controverse et l’impact global sur les utilisateurs des terres

Le projet a suscité une controverse et une forte opposition de la part des défenseurs des loisirs, notamment de la BlueRibbon Coalition, un groupe à but non lucratif qui se concentre sur la préservation des loisirs sur les terres publiques américaines. Ce groupe soutient que chaque camping dispersé perdu représente une réduction permanente de l’accès, tandis que les nouveaux terrains de camping aménagés restent incertains car ils dépendent d’un financement futur qui n’est pas encore assuré et qui pourrait prendre des années, voire pas du tout. La coalition affirme également que le camping dispersé et gratuit constitue depuis longtemps un moyen traditionnel et abordable pour les familles et autres personnes d’accéder aux terrains publics sans réservation ni frais journaliers, qui sont plus élevés que jamais. Il permet aux campeurs de choisir leurs propres emplacements sur des terrains qu’ils possèdent en tant que contribuables, plutôt que d’être confinés à des blocs numérotés.

Le Conseil intérieur des appels fonciers a organisé des périodes pendant lesquelles les membres du public pouvaient faire appel via son site Web. Les opposants à ces commentaires ont également averti que les restrictions pourraient aggraver la surpopulation dans les sites désignés restants et à l’intérieur du parc national de Zion lui-même, où les réservations sont souvent requises des mois à l’avance et les frais peuvent se situer entre 35 et 130 dollars par nuit. Pour les visiteurs planifiant un voyage, comme un road trip autour du Mighty 5 de l’Utah, les changements signifient moins d’options flexibles et peu coûteuses à proximité du parc. Ceux qui comptaient autrefois sur les terrains ouverts de BLM devront peut-être réserver des sites aménagés plus tôt, envisager des alternatives payantes comme ce parc de camping-cars économique près de Sion, ou modifier complètement leurs projets de voyage. Avec d’innombrables raisons de visiter Sion, il sera utile de savoir si ce nouveau changement se concrétise pour la planification de futurs voyages.

La justification du Bureau of Land Management

L’agence BLM souligne la fréquentation croissante et la pression qui en résulte sur les ressources naturelles comme la principale préoccupation du changement. Le camping dispersé dans le corridor SR9 a augmenté parallèlement au tourisme vers Sion et les zones de loisirs voisines. La surveillance BLM et l’imagerie satellite ont documenté un compactage généralisé des sols, une perte de végétation, des cercles de feu créés par les utilisateurs, une accumulation de déchets et une élimination inappropriée des déchets humains, en particulier à proximité de sources d’eau vulnérables. Les responsables affirment que ces conditions se sont aggravées à mesure que de plus en plus de personnes cherchent des endroits pour camper en dehors des sites limités aménagés du parc.

En limitant le camping aux terrains de camping désignés et aux zones de camping dispersées et en se concentrant sur le nouveau développement de campings dans des zones déjà perturbées, telles que la zone de la carrière Flagstone, le plan vise à restaurer les zones endommagées et à empêcher une nouvelle détérioration des terres. L’approche vise à concentrer les loisirs dans des endroits plus adaptés à leur gestion tout en élargissant leur disponibilité globale pour les utilisateurs. Les nouveaux terrains de camping devraient offrir des équipements de base, notamment des toilettes voûtées, des bennes à ordures, des clôtures, des tentes, des tables de pique-nique et des structures d’ombrage. Toutefois, la construction ne se poursuivra que lorsque le financement sera disponible à l’avenir.

Dans l’annonce de BLM, Jason West, directeur du bureau de terrain de St. George, a décrit l’équilibre que le projet tente d’atteindre. « Nous voyons plus de gens que jamais attirés par les paysages époustouflants le long du corridor SR-9 », a-t-il déclaré. « Des projets comme celui-ci établissent un juste équilibre, offrant aux visiteurs des endroits de qualité pour camper et explorer tout en protégeant les terres qui rendent cette région si spéciale en premier lieu. » L’agence affirme que les changements répondront à la demande croissante tout en préservant les paysages et les écosystèmes désertiques fragiles qui attirent les visiteurs ici en premier lieu.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.