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Science

Les moyens les plus efficaces de mieux dormir dans un avion, selon la science

Nicolas Gaillard

Date de publication :

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Les moyens les plus efficaces de mieux dormir dans un avion, selon la science




Pour beaucoup d’entre nous, dormir dans un avion est impossible. Vous pouvez essayer de vous pencher en avant sur le plateau-repas ou d’incliner votre dossier des 2 pouces supplémentaires qui vous sont impartis, mais tout ce que vous pouvez gérer, ce sont des périodes de sommeil superficiel et intermittentes. Selon les scientifiques du sommeil, il y a une raison à cette lutte. La cabine d’un avion de ligne entrave la capacité de notre cerveau à dormir, principalement à cause de l’éclairage, du bruit, de la température, des sièges droits et de la foule. Heureusement, ces mêmes scientifiques disposent de plusieurs astuces pour lutter contre cet environnement stimulant, et il ne s’agit pas de somnifères.

En fait, les pilules, l’alcool et d’autres drogues peuvent souvent avoir l’effet inverse de celui escompté. Selon le Dr Virginia Skiba, spécialiste du sommeil chez Henry Ford Health, même les somnifères devraient généralement être évités pendant un vol. L’ingrédient actif de la plupart des « aides au sommeil » est les antihistaminiques, comme ceux que l’on trouve dans des marques populaires comme Benadryl, ZzzQuil et Unisom SleepGels. Malheureusement, ceux-ci s’accompagnent d’effets secondaires désagréables, notamment la « gueule de bois des somnifères ». En effet, vous pouvez vous sentir groggy après la disparition des antihistaminiques, et si votre vol dure moins de 10 heures, cela signifie que vous vous sentirez probablement plus agité une fois que l’avion atterrira enfin.

Éviter la caféine et l’alcool est également essentiel pour obtenir un sommeil de qualité pendant un vol. Le café peut mieux favoriser un vieillissement en bonne santé que l’eau ou le lait, mais sa caféine bloque l’adénosine, un produit chimique chargé d’alerter votre cerveau lorsqu’il est l’heure de dormir, de se lier aux récepteurs. Pour la plupart des gens, il faut plusieurs heures pour métaboliser seulement la moitié de la caféine présente dans leur organisme. Mais si vous souhaitez troquer votre café avant le vol contre une tasse de vin, détrompez-vous. L’alcool nuit également à la qualité du sommeil, car il réduit le temps passé pendant la phase de sommeil paradoxal. Alors si vous voulez bien vous reposer dans un avion, tenez-vous-en à l’eau.

Pourquoi les masques, les bouchons d’oreilles et la circulation sanguine font toute la différence

Entre les lumières, les bavardages, le rugissement de l’avion et les espaces exigus et frustrants, il semble que tout ce qui nous entoure dans un avion va à l’encontre de notre besoin biologique de dormir. Après tout, les humains ont évolué pour dormir la nuit, quand il fait sombre, calme et confortable. C’est pourquoi dormir avec des lumières allumées est associé à des effets déstabilisants et à toutes sortes de problèmes, principalement parce que cela perturbe et perturbe notre rythme circadien. Selon les scientifiques du sommeil, un masque de sommeil confortable dans un avion aide à restaurer l’obscurité que notre cerveau associe au repos nocturne.

Notre cerveau a également évolué pour associer le calme à la nuit. Nos ancêtres devaient se réveiller rapidement avec un bruit soudain au cas où ils seraient la proie d’un prédateur préhistorique, c’est pourquoi le bruit constant d’une cabine d’avion maintient beaucoup d’entre nous en état d’alerte. Le remède le plus simple est une paire de bouchons d’oreilles ou un casque antibruit. Pour ceux qui préfèrent dormir avec de la musique, il est probablement préférable d’éviter les dialogues parlés qui pourraient vous réveiller et de maintenir le volume bas.

Ensuite, il y a le problème des sièges exigus. Inutile de dire que, au cours de notre évolution, nous ne sommes pas programmés pour dormir assis debout (même si le monde moderne a peut-être tué notre habitude câblée de dormir deux fois par jour). En fait, passer de longues heures assis avec des chaussures serrées peut provoquer une compression nerveuse et restreindre le flux sanguin vers vos jambes, ce qui perturbe la qualité du sommeil. C’est pourquoi les experts recommandent de desserrer vos lacets ou de retirer vos chaussures lors d’un long vol, ainsi que d’éviter de croiser les jambes. Ils recommandent également le siège près de la fenêtre, car il vous permet de poser votre tête contre la fenêtre, soulageant ainsi les muscles du cou et du haut du dos. De toute évidence, se reposer dans un avion est une bataille contre les instincts, donc chaque petite astuce compte.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.