Le voici, le voilà, il est enfin là. D’abord prévu pour Novembre 2016, le jeu accuse quasiment un an de retard. Sorti le 18 Octobre dernier, que vaut la nouvelle production Gran Turismo Sport des studios de Polyphony Digital ? Les équipes de Kazunori Yamauchi ont elles fait des miracles ?

Une simulation auto… plus trop simulation.

C’est la franchise de simulation par excellence de part son âge (20 ans et oui déjà !) mais également par son côté très pointilleux. Le jeu nous montre alors quelques côtés un peu cheap mais aussi de réelles améliorations.

GT Sport n’est plus dans une lignée de pure simulation, mais plutôt vu comme un jeu occasionel et est donc plus accessible au grand public, n’y voyez donc pas ici un Gran Turismo 7, la licence fait une légère sortie de piste pour être plus abordable.

À l’époque le jeu demandait une rigueur et une certaine patience afin d’arriver à terminer certains objectifs, comme débloquer des voitures puissantes par exemple.

C’est simple, chaque jour il suffit de jouer un petit peu pour qu’une voiture soit débloquée, au hasard, et l’accès aux voitures de toutes catégories sans dépenser le moindre crédit est aisée, assez déroutant quand on se dit qu’il fallait passer des heures de jeux sur les précédents opus pour avoir une voiture un poil potable !

Seul dans la voiture

Côté solo le jeu offre trois options, tout d’abord les traditionnels permis, présents dans tous les autre GT, ils sont presque inévitables et sont un vrai défi pour les puristes qui viseront l’or… Au contraire ils restent accessibles au grand public qui voudra se faire plaisir avec un minimum de challenge.

Ensuite viennent les Missions, différentes des permis, se sont souvent des courses ou des épreuves plus arcades, par exemple, faire un tour de piste au volant d’une voiture puissante et slalomant entre les autre véhicules pour finir dans un temps imparti, sorte de contre la montre avec un coté arcade en plus.

Et pour finir les Experiences de circuit, nouveauté dans ce volet de la saga, chaque circuit est découpé en tronçon afin d’en apprendre chaque partie et de la prendre parfaitement avant la dernière marche : Faire un tour complet, avec les portions « acquises » afin de décrocher l’or. Très bon point pour le solo.

Chose cependant très pénible : les chargements. Quand on investit dans une Pro et qu’une épreuve met 30 secondes à charger on se dit qu’une MAJ ne devrait pas tarder.

Il n’y a par contre, pas (encore…) d’épreuves d’endurance et c’est bien dommage. Vous l’aurez compris ce solo est facile d’accès, on peut passer à côté et ne demande pas forcément d’être un puriste pour venir a bout des épreuves, encore une fois si on ne vise pas l’or.

À plusieurs dans le paddock

Le voilà le réel aspect de ce Gran Turismo : Le multijoueur. Le jeu en ligne a vraiment été poussé et c’est tant mieux ! Tout d’abord, passage obligé, le visionnage de deux vidéos concernant le fair play et la manière de jouer contre les autres joueurs. Un petit côté moralisateur… Sinon Papa Yamauchi va te taper sur les doigts !

Selon votre rang de fair-play et vos performances en piste vous aurez une note entre E et S, exemple pour un bon joueur avec un fair play normal, il aurait un classement B-B. Une lettre de fair-play et l’autre pour les perfs. Cela vous permettra de tomber dans des courses avec des joueurs de niveau équivalent.

Il y a plusieurs mode en ligne. Le premier basique, un salon, des joueurs et yolo sur le goudron. Ensuite, le mode Sport, il dispose de 3 circuits par jour, avec une catégorie de voiture différente à chaque circuit. Le but étant de faire un chrono, s’inscrire à des sessions en ligne (toutes les 15 minutes) et tomber au hasard avec des joueurs de son niveau.

En course votre fair-play sera mis à rude épreuve, il faudra essayer de gagner tout en étant bon, un système vous pénalisera si vous fautez. Un bon dépassement augmentera votre note, à l’inverse une belle touchette vous fera dégringoler et vous vous retrouverez avec des joueurs moins bon. Cela dit… il mérite une mise au point, il suffit de se faire pousser en dehors de la piste pour se retrouver pénalisé, débile non ?

À noter la présence des commissaires de courses et de la safety car au moindre accident ou autre incident pouvant influencer les courses, ça donne beaucoup de crédibilité et ajoute encore un bon point à ce multi.

Un dernier mode, Championnat, qui vous liera avec un constructeur pour la saison via un contrat, verra les joueurs s’affronter pour un classement constructeur et un second pour les nations, à l’heure où je vous écris, ce mode n’est pas encore disponible.

La physique du jeu, point sensible

Qu’on se le dise, pour voir des dégâts il faut en avoir envie ! Comparativement au voisin Forza sur Xbox, où le côté carrosserie froissée est tout de suite visible, sur GT Sport il n’y a presque pas d’impacts sur les voitures, ce qui décridibilise le jeu.

On regrette un peu ce manque de réalisme, car l’usure des pneus ou encore le transfert de masses est vraiment bien réalisé.

La sensation de conduite (en vue intérieure c’est mas bueno) et les bruits de moteur ont fait un vrai bon en avant, précédemment c’est ce qui était reproché à la franchise, on sent que lestudio a retenu les erreurs du passé et c’est un vrai point positif. Bel ajout, et pas des moindres, l’animation lors du passage au stand qui carrément réussie.

Graphiquement, c’est plutôt réussi

Qu’on se le dise en course c’est propre, aucun aliasing et autre truc de chipotage mais je m’attendais à une réelle claque que je n’ai pas eu (et j’ai une Pro).

La météo n’est pas évolutive et c’est bien dommage, on aimerait que les choses se compliquent pendant les courses, en espérant du contenu avec les mises à jour.

En revanche côté finition des véhicules c’est incroyable, le travail à été poussé a son paroxysme, dans le mode photo on se rend vraiment compte du temps passé à modéliser les voitures, avec différents décors, les expositions et autre options il y a vraiment possiblité de faire des clichés de qualité.

Il est désormais possible de créer ses « livrées », c’est à dire de faire sa propre déco sur la voiture. Libre à vous de choisir entre les formes et logos proposés par le jeu, ou de vous rendre dans les créations et les logos crées par les joueurs, une bonne base de données qui n’a pas finie d’évoluer !

Et le contenu dans tout ça ?

Le garage est tristement vide, après avoir scruté presque tout les constructeurs, il est difficile de trouver une voiture qui date d’avant les années 2000, c’est dire.

À part une Audi de ’87 pour Pikes Peak, rien de bien croustillant à se mettre sous la dent.J’aurai aimé faire une session avec des vieilles Mustang ou encore des classiques japonaises des années 80 mais non.En esperant que le garage se remplisse parce qu’on s’ennuit vite à tourner avec les mêmes voitures.

Le manque de circuits est dingue tout simplement, il n’y preque aucun circuit officiel, où sont les Spa-Francochamps ou encore Le Mans ? C’est extrêmement dommage de devoir attendre des ajouts de contenus pour profiter de vrais circuits, pour une licence qui se dit « The Real Driving Simulator » c’est un peu de la publicité mensongère.

Je n’ai pas le PlayStation VR et n’ai donc pas pu essayer le jeu dans cette configuration… d’après d’autres retours c’est pas plus mal, car graphiquement ce n’était pas une réussite et il n’y a que des courses en 1VS1 !

Les derniers tours de roues

Vous l’aurez compris, ce Gran Turismo est bon, sans être folichon. Les bases ont étés revues, la sensation de conduite est bien présente et c’est beau.

Le petit côté amer du manque de pistes et de bolides devrait s’estomper avec le temps, même si on aurait préféré avoir un meilleur catalogue niveau catégories de voitures dès la sortie du jeu. Le multijoueur a de belles heures devant lui avec les différentes épreuves et autres championnat qui sont ajoutés chaque semaine.

LES PLUS LES MOINS
  • C’est plutôt beau
  • Le multi
  • La personnalisation
  •  Le contenu
  • Où sont les dégâts ?

Conditions de test : Version envoyée par PlayStation, sans PS VR.