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Science

Les scientifiques ne s’attendaient pas à ce que cette partie du corps reste active après la mort

Nicolas Gaillard

Date de publication :

le

Les scientifiques ne s'attendaient pas à ce que cette partie du corps reste active après la mort




Tout au long de l’histoire de l’humanité, la science a tenté de déterminer s’il existait une vie après la mort ou une réincarnation, mais il semble douteux que les limites de la mortalité nous permettent un jour de le faire. Cependant, de plus en plus de recherches ont révélé un autre type de vie après la mort. Comme pour tous les organismes multicellulaires, un être humain n’est pas un être vivant singulier, mais plutôt un collectif d’êtres vivants logés dans une coquille commune. Il y a environ 30 000 milliards de cellules dans le corps humain moyen, et elles ne meurent pas toutes au même moment. Certaines parties du corps peuvent survivre des heures, voire des jours après votre dernier souffle, et certaines recherches suggèrent que votre peau en particulier pourrait montrer des signes de vie bien après votre passage dans la tombe.

Une étude publiée en 2020 dans la revue Scientific Reports a révélé qu’à des températures froides, certaines cellules de la peau humaine peuvent rester actives jusqu’à 32 jours après la mort de leur hôte. Les chercheurs ont étudié des cadavres conservés entre 4 et 6 degrés Celsius (environ 39 et 43 degrés Fahrenheit) et ont découvert que l’état de la peau continue de changer longtemps après que les organes internes vitaux ont cessé de fonctionner. En fait, même si le corps se refroidit quelques heures après la mort, les cellules de l’épiderme et des follicules pileux ne montrent aucun changement avant trois jours et demi après la mort. Il faut environ 20 jours pour que la plupart des cellules de la peau meurent et les glandes sudoripares peuvent rester actives jusqu’à 32 jours.

Les parties du corps qui nous survivent

Différents organes du corps meurent à des rythmes différents en fonction de leur fonction et de leur résilience. Le cerveau, le cœur et les cellules nerveuses meurent quelques minutes après le dernier souffle, car ils ont besoin d’un flux constant de sang oxygéné pour fonctionner. Le foie, les reins et le pancréas fonctionnent également rapidement, tombant en panne moins d’une heure après le décès. D’autres parties durent beaucoup plus longtemps. Les derniers organes internes à mourir se trouvent dans le système reproducteur – la prostate ou l’utérus selon l’individu – mais d’autres tissus du corps vivent au-delà.

La peau met particulièrement longtemps à se dégrader car ses cellules nécessitent très peu d’énergie. Les fibroblastes, les cellules primaires du tissu conjonctif, jouent également un rôle majeur dans la réparation des cellules cutanées endommagées. Les fibroblastes peuvent maintenir une communication de cellule à cellule même après la mort de leur hôte, comme s’ils étaient complètement inconscients du changement.

Certaines parties du corps augmentent même leur activité après la mort, mais pour une durée limitée. Certains types de transcription génétique s’intensifient dans les heures et les jours qui suivent le décès, notamment les gènes liés à l’inflammation et au stress. Il en va de même pour les gènes généralement associés au développement embryonnaire, ce qui signifie qu’après la mort, certaines cellules de notre corps retrouvent leur état prénatal. Il ne s’agit cependant que d’un pic d’activité temporaire, comme le sont toutes les activités cellulaires post-mortem. La mort coupe l’alimentation électrique de tout le corps et, finalement, même les parties les moins consommatrices d’énergie s’éteignent.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.