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Science

La science explique comment votre ADN peut prédire l’hypertension artérielle

Nicolas Gaillard

Date de publication :

le

La science explique comment votre ADN peut prédire l'hypertension artérielle




L’hypertension artérielle (hypertension) survient lorsque le flux sanguin dans vos artères est constamment à une pression considérée comme supérieure à la normale. Bien que la pression artérielle puisse fluctuer de temps en temps en fonction de facteurs tels que l’exercice ou la maladie, des valeurs systoliques et diastoliques constantes supérieures à 130 mmHg et 80 mmHg respectivement peuvent indiquer une hypertension. L’hypertension est également extrêmement courante, le National Heart, Lung, and Blood Institute (NHLBI) estimant qu’environ la moitié des adultes aux États-Unis souffrent de cette maladie. De plus, environ un tiers de ceux qui souffrent d’hypertension artérielle ne le savent même pas, car elle est considérée comme un « tueur silencieux » jusqu’à ce que des complications surviennent. Une urgence hypertensive survient lorsque votre tension artérielle dépasse 180/120 mmHg et peut provoquer des symptômes tels qu’un essoufflement, des douleurs thoraciques et des modifications de la vision. En général, il est possible de diminuer votre risque d’hypertension et ses complications grâce à certains changements de mode de vie, mais il peut également y avoir d’autres facteurs de risque présents dans votre ADN.

N’importe qui peut développer une hypertension, et on estime que 95 % de tous les cas n’ont pas de cause spécifique connue. Également appelés « hypertension essentielle », ces cas peuvent également être héréditaires. Cela signifie que si vous avez un parent ou un autre parent proche atteint de cette maladie, vos chances de la développer vous-même sont plus grandes. Même si vous savez peut-être déjà que l’hypertension artérielle est héréditaire, des variations génétiques spécifiques peuvent également révéler le risque d’un individu. Malgré la présence de certains gènes et de votre ADN (dont 8 % n’est pas réellement humain), il est toujours possible de diminuer votre risque global d’hypertension grâce à une combinaison de sensibilisation et de modification des facteurs de risque sous votre contrôle.

Liens entre la génétique et l’hypertension artérielle

Les gènes contiennent de l’ADN qui porte tous des traits spécifiques qui composent qui vous êtes. Le génome humain compte près de 20 000 gènes, dont deux de chaque type, un hérité de chacun de vos parents biologiques. Non seulement les gènes peuvent dicter des caractéristiques physiques, telles que la couleur de vos cheveux et de vos yeux, mais ils peuvent également déterminer si vous pourriez développer certains problèmes de santé. C’est le cas de l’hypertension artérielle.

Les scientifiques ont identifié au moins 100 variantes génétiques chez les personnes associées à l’hypertension essentielle, mais la cause et l’effet exacts ne sont pas clairs. Par ailleurs, il existe des formes rares d’hypertension qui proviennent de troubles génétiques hérités de vos parents. Les exemples incluent le syndrome de Liddle, le pseudohypoaldostéronisme de type 2 et l’hyperaldostéronisme familial. De telles mutations génétiques peuvent modifier la façon dont le corps équilibre les sels et les liquides, ce qui peut entraîner une augmentation de la pression artérielle.

Si vous avez de forts antécédents familiaux d’hypertension artérielle ou si vous souffrez déjà de cette maladie, vous pouvez demander à un clinicien un éventuel test génétique. Cela peut aider à identifier des variantes génétiques spécifiques et à améliorer les résultats du traitement en vous proposant les meilleurs médicaments. Outre les tests génétiques, c’est toujours une bonne idée de faire vérifier votre tension artérielle au minimum une fois par an. Un professionnel de la santé peut également recommander une surveillance à domicile si vous présentez certains facteurs de risque d’hypertension. Pour de meilleurs résultats, essayez de vérifier votre tension artérielle au même moment de la journée, et non après un entraînement intense ou pendant des périodes de stress élevé.

Autres facteurs de risque de développement de l’hypertension artérielle

Outre la génétique, il existe d’autres facteurs de risque bien établis de développement d’une hypertension artérielle. Une alimentation de mauvaise qualité et une consommation excessive de sodium peuvent augmenter l’hypertension, tout comme un mode de vie sédentaire. Le tabagisme, le manque de sommeil et le stress à long terme peuvent également y contribuer. Une consommation excessive de caféine et d’alcool est également associée à l’hypertension, ainsi qu’à certains médicaments qui augmentent naturellement votre tension artérielle, tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et les décongestionnants. La bonne nouvelle est que, contrairement à votre ADN ou à votre âge, ces facteurs de risque peuvent être modifiés pour contribuer à réduire votre risque global d’hypertension. N’attendez pas pour effectuer ces types de changements sains pour le cœur jusqu’à ce que les symptômes apparaissent, car l’hypertension elle-même ne provoque aucun symptôme visible jusqu’à ce qu’elle s’aggrave.

À long terme, une tension artérielle saine peut contribuer à réduire le risque de développer des maladies graves, comme une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou une maladie rénale. Dans le même temps, certaines maladies chroniques peuvent également aggraver les problèmes de tension artérielle existants, voire augmenter le risque de développement d’hypertension. À cette fin, il est recommandé de discuter avec un médecin de vos risques liés à la tension artérielle si vous souffrez de certaines maladies telles qu’une maladie rénale chronique, un syndrome métabolique, une maladie thyroïdienne et l’obésité. La gestion de ces conditions pourrait également éventuellement réduire votre risque d’hypertension au cours de votre vie. L’essentiel ? Plus l’hypertension est détectée tôt, selon les nouvelles mises à jour des directives sur la tension artérielle de l’American Heart Association, plus tôt elle peut être traitée pour atténuer les risques associés.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.