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La science cool derrière la neige moelleuse

Nicolas Gaillard

Date de publication :

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La science cool derrière la neige moelleuse




Alors que les jours profonds de l’hiver s’installent, des millions de personnes à travers le pays devront faire face à la neige, mais ils ne seront pas tous confrontés aux mêmes conditions. Certains skieront sur des bancs de neige moelleux, tandis que d’autres se retrouveront à glisser sur une neige dure et dense. Que vous obteniez de la poudreuse ou de la neige fondante, tout dépend des conditions climatiques locales lors de la formation de la neige, et pour obtenir le type de neige brillante et moelleuse digne d’un film de vacances, de nombreux facteurs doivent s’aligner.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que la température est le principal facteur déterminant le type de neige, le cas échéant, qui tombe là où vous vivez, mais la température que vous voyez sur les prévisions météorologiques ne raconte pas toute l’histoire. La plupart des rapports météorologiques indiquent la température de l’air en surface, mesurée par un thermomètre situé à 2 mètres au-dessus du niveau du sol. Cependant, les nuages ​​​​qui forment de la neige se trouvent à des milliers de pieds d’altitude dans l’atmosphère, et il peut y avoir de grandes variations de température entre les deux.

La neige la plus pelucheuse ne se forme que lorsque tout l’espace aérien entre le nuage et le sol est en dessous de zéro. Ce que votre application météo ne vous montrera pas, c’est qu’il peut parfois y avoir une couche d’air chaud entre l’air de surface et les nuages ​​au-dessus. Si cela se produit, la neige peut encore se former, mais en traversant la couche d’air chaud, elle commencera à fondre. Lorsqu’elles tombent ensuite dans l’air glacial de la surface, les précipitations regèlent à nouveau, mais cette fois, ce sera sous forme de grésil.

Il existe un moyen de mesurer le caractère pelucheux de la neige

Les prévisions météorologiques indiquent souvent si la neige qui tombera sera de la poudreuse ou de la neige fondante, mais si vous souhaitez vraiment une mesure détaillée, vous pouvez consulter le taux de neige. Le taux de neige est une mesure comparant le volume de neige tombée à la quantité d’eau qu’elle contient. Une norme de longue date indique que le rapport moyen de neige est de 10:1, ce qui signifie que 10 pouces de chute de neige contiennent 1 pouce d’eau liquide (le reste du volume étant principalement de l’air).

La neige moelleuse doit sa texture à la grande quantité d’air emprisonnée entre les flocons de neige, un peu comme la façon dont une meringue prend du corps en fouettant l’air dans les blancs d’œufs. Par conséquent, on dit que la neige duveteuse a un taux de neige élevé, souvent de l’ordre de 20:1, soit le double de la moyenne conventionnelle. La neige mouillée et boueuse a un rapport de neige beaucoup plus faible, souvent autour de 5:1.

Pour obtenir le taux de neige le plus élevé, il doit y avoir une colonne uniforme d’air sous le point de congélation entre les nuages ​​et le sol, comme mentionné précédemment. Il doit également y avoir une grande quantité de cristaux de glace dans le nuage de neige pour commencer (nous en reparlerons dans un instant). Enfin, les vents ne peuvent pas être trop intenses. Des vents particulièrement forts peuvent briser les flocons de neige lors de leur chute. Les flocons fracturés laissent moins d’espace aérien entre eux que les flocons de neige entièrement, ce qui rend le taux de neige plus faible et les chutes de neige qui en résultent sont beaucoup plus boueuses.

La neige duveteuse est trompeusement dangereuse

La neige poudreuse est souvent décrite comme idyllique, parfaite pour le ski et les batailles de boules de neige. Cependant, la neige duveteuse présente un danger sournois, particulièrement familier aux habitants de la région des Grands Lacs. Des villes comme Buffalo, Cleveland et Chicago sont sujettes à un phénomène appelé neige à effet lac. Les températures de l’air en surface dans cette zone sont notoirement froides, restant proches ou inférieures au point de congélation pendant plusieurs mois. Cependant, les Grands Lacs eux-mêmes restent plus chauds parce que l’eau retient mieux la chaleur que l’air. Lorsque l’air glacial passe au-dessus du lac plus chaud, une partie de l’eau du lac s’évapore et monte pour créer des nuages ​​fortement saturés. Ensuite, les nuages ​​s’éloignent du lac et toute cette eau se transforme en cristaux de glace. Comme mentionné dans la dernière section, un nombre élevé de cristaux de glace dans les nuages ​​est nécessaire pour produire de la neige duveteuse.

Lorsque la neige à effet de lac se déverse enfin sur les terres, elle tombe en volumes extrêmement élevés et, comme l’air dans la région des Grands Lacs est si froid, le rapport de neige peut atteindre 40 : 1. Lorsque les taux de neige deviennent trop élevés, des conditions dangereuses peuvent se développer car la neige pelucheuse s’accumule beaucoup plus haut que la neige fondante. C’est ainsi que les voitures, et même les maisons, peuvent être ensevelies sous la neige. Les chutes de neige duveteuses nécessitent également un nettoyage constant pour garder les routes et les sentiers navigables, et tout ce pelletage de neige peut avoir des conséquences néfastes sur le système cardiovasculaire. La neige fondante comporte cependant ses propres dangers, car elle est glissante et plus difficile à pelleter.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.