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Science

La science derrière la tendance virale « Sleepmaxxing » de la génération Z

Nicolas Gaillard

Date de publication :

le

La science derrière la tendance virale « Sleepmaxxing » de la génération Z




Les tendances virales vont et viennent, et beaucoup sont sans doute trop belles pour être vraies. La tendance du « sleepmaxxing » semble néanmoins avoir une certaine résistance, car elle s’attaque au problème persistant du manque de sommeil. Comme son nom l’indique, la tendance se concentre sur l’optimisation de la qualité du sommeil et l’amélioration de votre environnement de sommeil au profit de votre santé globale. Les adeptes de la tendance pourraient également essayer le sleepmaxxing pour obtenir la quantité de sommeil réellement nécessaire. Avant de considérer le sleepmaxxing comme une simple tendance de la génération Z, il est important de décortiquer le concept pour comprendre pourquoi les gens pourraient le suivre. Bien que certaines règles et suggestions virales ne soient étayées par aucune recherche, d’autres sont similaires à des méthodes d’hygiène du sommeil cliniquement prouvées. La clé, bien sûr, est de séparer les fonctionnalités scientifiquement étayées du sleepmaxxing de celles qui sont inutiles (et peut-être dangereuses).

Tout d’abord, il est important de noter que le concept de sleepmaxxing n’a encore été évalué dans aucun contexte clinique. Selon l’Université Old Dominion, le concept n’est pas non plus reconnu par les experts en médecine du sommeil. On pourrait interpréter cela comme signifiant que le sleepmaxxing n’a aucun fondement scientifique, mais sauter à cette conclusion ignore bon nombre de ses aspects sains qui sont fondés sur la science. Une partie du problème réside dans les nombreuses fonctionnalités associées à sleepmaxxing. Celles-ci incluent des pratiques standard d’hygiène du sommeil, telles que dormir suffisamment, des horaires veille-sommeil constants et éviter les aliments, les boissons et les activités stimulantes avant de se coucher. Garder votre chambre calme, fraîche et sombre est également important, mais ce n’est pas un conseil nouveau exclusif à sleepmaxxing.

Certaines parties de la tendance « sleepmaxxing » qui ne sont pas fondées sur la science

D’un autre côté, certaines parties du sleepmaxxing n’ont aucune base scientifique. Certaines règles sont relativement inoffensives, comme manger des kiwis avant de se coucher. D’autres pourraient ne pas être sûrs, comme prendre des suppléments et fermer la bouche avec du ruban adhésif. La mélatonine est l’un de ces suppléments préconisés par les sleepmaxxers et que le Centre national de santé complémentaire et intégrative ne recommande pas à tout le monde ni pour une utilisation à long terme. Sleepmaxxing peut même être contre-productif dans certains cas, surtout si vous vous sentez obligé de dormir parfaitement chaque nuit. Cela peut conduire à une obsession malsaine pour la perfection du sommeil, connue sous le nom d’orthosomnie, explique Harvard Health.

Une autre zone grise dans sleepmaxxing concerne les règles universelles, comme se coucher avant 22h00. Le problème avec la règle de 22h00 ? Il ne tient pas compte du travail posté et des autres responsabilités, ni des différences avec votre chronotype de sommeil. Ce n’est qu’un exemple où les règles de sleepmaxxing peuvent avoir un sens dans une certaine mesure, mais leur application universelle ne fonctionne pas pour tout le monde.

Au lieu de suivre les dernières tendances en matière de sommeil, il est important de revenir aux bases scientifiquement étayées d’une bonne hygiène du sommeil. Se coucher et se réveiller à la même heure chaque jour est toujours une victoire, plutôt que de suivre ce raccourci du sommeil. Viser 7 à 9 heures de sommeil chaque nuit est également utile, explique MedlinePlus. C’est une bonne idée de parler à un médecin si vous souffrez d’insomnie persistante, si vous dormez trop ou si vous avez une somnolence diurne excessive malgré le respect de ces règles de base. Ils peuvent également aider à exclure d’éventuels troubles du sommeil.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.