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Films et séries

Les monstres du film Keeper sont un véritable régal pour les fans d’horreur chevronnés

Nicolas Gaillard

Date de publication :

le

Les monstres du film Keeper sont un véritable régal pour les fans d'horreur chevronnés




Des spoilers pour « Keeper » suivent.

Il y a eu un voile de secret autour de « Keeper » d’Osgood Perkins, et cela s’explique en partie par le fait que Neon voulait garder le mystère du film intact pour le plus grand nombre de personnes possible. Maintenant, enfin, le film est en salles et nous pouvons tous commencer à en parler. Heureusement, il y a beaucoup de choses à dire ; comme l’explique ma critique, le film est un véritable gâteau en couches de concepts et de sous-genres d’horreur. Sans oublier que c’est un film qui présente des performances remarquables de ses deux protagonistes, Tatiana Maslany et Rossif Sutherland. Il y a beaucoup à découvrir dans « Keeper », et son récit surréaliste soulève des questions auxquelles la conclusion du film ne répond pas complètement.

Un élément très excitant est la conception des créatures du film. Bien que « Keeper » ne soit pas un film de monstres au même titre que « Alien » ou « A Quiet Place », il aborde la fonctionnalité des créatures de manière impressionnante, fournissant non pas un mais plusieurs types de nouvelles bêtes effrayantes. Ces monstres ne sont pas non plus des bestioles effrayantes arbitraires, mais ont des liens profonds avec les thèmes et le récit plus larges de « Keeper ». Comme le film auquel ils appartiennent, ils contiennent des éléments d’influences provenant de diverses sources. Il y a un peu de Junji Ito dedans, un peu de « Silent Hill », des antécédents théâtraux (comme le maquillage Kabuki et la Commedia dell’arte) ainsi qu’une réminiscence des films de genre de Ken Russell et Neil Jordan. Tout cela fait des créatures « Keeper » un véritable régal pour les fans d’horreur, introduisant des images qui ne manqueront pas de persister dans certains de nos cauchemars à venir.

Les monstres de Keeper sont à la fois cauchemardesque surréalistes et narratifs.

Pour être honnête, les créatures de « Keeper », bien qu’incroyablement pertinentes pour l’intrigue, sont vues pendant environ 8 minutes au total sur un film de 99 minutes. Perkins et son équipe augmentent ce facteur inconnu entourant « The Children », comme on les appelle, en en faisant une pièce esthétique mais variée. Bien qu’ils aient tous (sauf un) des masques blancs Kabuki/dell’arte pour le visage, ils semblent avoir des attributs différents : l’un a de la fumée (ou du gaz ?) s’échappant de leurs orifices, un autre a un long cou en forme de tentacule, et ainsi de suite. Le mélange d’effets de maquillage pratiques et d’effets CGI fonctionne en tandem pour rendre The Children cauchemardesque surréaliste, et leur mélange de tangible et d’intangible les rend indélébiles.

Cependant, il y en a un qui n’est pas comme les autres, et même si cette créature n’a pas de nom, il est très clair qui et ce qu’elle est. Comme on le dit dans le film, ce sont toutes les femmes que Malcolm a nourries pour les enfants au fil des siècles en guise de paiement pour sa prospérité et son immortalité continues. Il s’avère que ces victimes n’ont pas été complètement dévorées comme il le supposait, et qu’une certaine version de leur personnalité survit dans cette créature amalgame, une chose avec un seul corps mais de nombreux visages. Elle est la revenant vivante des crimes de Malcolm, ainsi que l’incarnation de la vengeance féminine qui aide à choisir Liz comme nouvelle mère.

Bien que « Keeper » soit un film autonome, la conception de sa créature est si effrayante et unique que le film ne sera pas facilement oublié. Qui sait, peut-être que Perkins pourrait trouver une autre histoire dans laquelle les enfants pourraient apparaître, tout comme Parker Finn a permis à Lollipop de revenir dans « Smile 2 ». En ce qui concerne les nouveaux monstres du cinéma, « Keeper » veille à ce que nous et les enfants mangions très bien.



Nicolas est journaliste depuis 2014, mais avant tout passionné des jeux vidéo depuis sa naissance, et des nouvelles technologies depuis son adolescence.